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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 13:42

Qui ne peut te posséder
Travaillera sans cesse
À te détruire
Marche ton chemin
Taille ta route

 

On n'y voit pas
À deux pas
Dire que j'ai oublié
Mes boutons de manchette
Pas eu le temps de cirer
Mes escarpins
Ne me reste plus qu'à aller
À l'aveuglette
Et tâtonnant
Jusqu'à ce bal
Improbable
Où l'on nous convoque
Pas moyen d'y échapper
(Question d'étiquette)
Tenue de soirée de rigueur
Afin, nous dit-on,
D'échanger
Entre gens de bon ton
Entre personnalités
De bonne compagnie
triées sur le volet
Qui puissent disserter
sur les grandes orientations
Que nous aimerions
Infliger
À l'avenir
Qui ne se saurait se méfier,
lui, n'est pas annoncé.
Il n'a d'ailleurs pas été invité.
L'avenir ? Peuh !
Combien de divisions ?

 

Tu n'as qu'à le mettre là
Avec le plumeau
Le Loulou de Poméranie
Le protège-couteau
Les pastilles Valda sans sucre
Le silence des agneaux
Le Waterpik
L'agenda des luttes
Et le compliment pour la Mère Abbesse,
Je n'oublie jamais rien
Lorsque la décision
Est prise.

 

© dominique ottavi

 

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dominique ottavi
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 15:45

Ah!

Ah, il y a 40 ans, on comptait 350 "libraires" en France ( pas des marchands de livres), il doit en rester à peine 150 : alors laissez vraiment tomber Amazon, Fnac etc, sinon ils feront comme Carrefour aux producteurs de fruits, de vin et tout : ils imposeront leurs livres, deviendront éditeurs de la pensée unique, et ce sera la fin... : achetez chez des libraires, des vrais

 

Planète bancale
Égale égale
Faut pas qu'elle cale
Dites, esclaves mes frères
à fond de cale,
Y a t-il plus fort que les menaces ?
les offenses, les cavales ?
Plus fort que la haine
la dégaine ?
Le mors aux dents
Dites,
Le soulèvement ?

 

Oui, désolé, mais ils veulent tout reprendre, jusqu'au bout de ce que nous les avions obligé à lâcher en 36 et à la libération ( entre 44 et 47). Et eux, ils s'en foutent, ils ne craignent rien, bien à l'abri, avec des profits vertigineux de 25 % l'an, pourquoi ils s'arrêteraient ? Alors oui, ça sent la guerre, la pire des choses qui soient, et qui se profile sur notre horizon... Résistons encore et encore, coupons les télés, ouvrons nos portes, fraternisons ! Tutti inseme !

 © dominique ottavi

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 15:28

Je ne suis de nulle part. J'ai souvent tourné casaque. Dans mon jeune âge. Je cherchais la martingale exemplaire. Définitive. Elle n'existe qu'à gauche, extrême, malgré ses ambiguïtés, ses stratagèmes... Le seul appui philosophique authentique est le peuple... Ah ah ah mais qu'est-ce que le peuple -je vous vois venir!- ? - ton proche prochain, le voisin, le lointain.

Exulter exulter
Exulter ensemble
De concert
Amplement
Sans retenue aucune
Au-delà des limites
Exulter
Simultanément
Jusqu'au point sublime du non-retour
Hallali !

 

Elle compte jusqu'à trois
1, 2, 3
Puis mezza voci
Unu, dui, tre
Elle approche lentement
Ses mains en berceau
Vers son visage
Elle se regarde faire dans la psyché
Posée au beau milieu de la table
Où elle se faisait servir ses repas
Une sonnerie retentit
Aucun des traits de son visage ne bouge
Elle ne répond pas
Rivée à son reflet
Elle détaille
Puis il entre
Violemment
L'air las
Fatigué
À l'extrême
comme son vieux trench de cuir
Jette ses clés sur la table
Aux pieds de la psyché
Dit dans un tremblement de voix
1, 2, 3
Tu ne veux pas y retourner
Que nous y retournions ?
Elle ne répond pas
Ne le regarde pas
Fixée sur son reflet
Il dit
Mezza voci
Unu, dui, tre...

© dominique ottavi

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 15:14

" Je ne hais pas mes ennemis, seulement je les combats, ou plutôt je combats en eux ce qui fait qu'ils sont mes ennemis..."

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Une promesse est une dette.

 

Cesser de penser binaire
Blanc noir
Bien mal
Nuit jour
La vérité n'est pas une valeur
Le bonheur, seul.

 

Pierre-Paul Marchini AU COUTEAU, LA MISSION…

J’ai été touché et flatté, lorsque Pierre-Paul m’a demandé d’écrire un texte sur
son oeuvre. Je lui ai demandé qu’il me fasse découvrir son atelier.
Il peint chez lui, dans l’appartement où il vit. Des toiles partout, ça déborde
par l’entrebâillure des portes des différentes pièces et l’oeil cherche déjà sa pâture.
Mais l’oeil va être non pas déçu mais vite dépassé par l’envie de toucher, de
promener ses doigts sur cette matière généreuse, vivifiante, encombrante quelque
part, puisqu’il est très difficile de lui échapper.
Je reprends mes esprits en m’accrochant à deux petites toiles accrochées audessus
du canapé et qui sont d’une facture fraîchement et tendrement naïve.
« Ce sont mes premiers essais, à mes débuts… »
Je reviens à ces grands formats mordorés, où la lumière jaillit d’une sorte de
point focal, et qui me touchent beaucoup.
Pierre-Paul m’interrompt : « Ce sont des toiles anciennes, à présent, ma
manière d’aujourd’hui a bien changé. À cette époque, mes débuts, j’étais fasciné par
Turner, qui était un peintre abstrait finalement, avant la lettre. »
Je lui réponds qu’effectivement ces sortes de soleils levants m’avaient tout de
suite fait penser à quelque chose que je connaissais.
« Pierre-Paul, toute cette matière, ces glacis, ces giclées de peinture, elle vient
de votre travail au couteau, non ? »
« Tout à fait »
« Et votre chevalet, le meuble emblématique du peintre ? »
« Je n’en utilise pas, je peins à plat sur la table qui est là. »
L’idée me séduit : faire « venir » son oeuvre à plat, sur la table où l’on mange,
où l’on écrit, fait ses comptes… Toutes ces choses qu’on fait sur une table. On est bien
loin de l’image ancestrale de l’atelier où l’on se retire du monde, dans la pénombre
en quelque sorte, même si elle se doit d’être « lumineuse » cette pénombre, pour
s’adonner à l’Oeuvre…
Pierre-Paul me dit : « Vous savez, j’ai toujours été fasciné par le travail
manuel, celui des ouvriers, des maçons, ce côté travail à la truelle, ou au couteau,
c’est pareil, qui ne prend pas de poses, qui se veut simple, ordinaire, dans la réalité
commune…
Me voilà très ému de cette remarque, cet aveu confiant, sincère et superbe.
« Pourquoi, dans vos plus récentes oeuvres, la lumière s’est - comment dire ?
comme un peu éteinte ? - au profit, s’il est possible d’un surcroît de matière ? »
« Parce que je souhaite qu’à travers mes toiles les gens cherchent et trouvent
leur propre lumière intérieure, qu’ils creusent, qu’ainsi, au-delà du plaisir qu’ils en
retirent, ils s’orientent vers leur bonheur… C’est la mission que je me suis donnée,
c’est pour cela que je peins, et que je m’obstine… »
Je repense à Rimbaud : « … les horribles travailleurs qui creusent. S’ils
trouvent de la forme, ils ramènent de la forme, si c’est de l’informe, ils ramènent de
l’informe… » Qui n’a rien à voir avec le difforme, bien au contraire!
Pierre-Paul sait fort bien ce qu’il fait, quel chemin il poursuit, et cet itinéraire
qui se dessine au fil de sa passion, est celui de sa mission, celle qu’il s’est donnée…
Chapeau l’artiste !
Une toile un peu à part : "Acelli", où des bleus évanescents, translucides, sont
rendus encore plus prégnants par la présence, comme de leurs ombres portées, de
graphies à leurs ressemblances, toutes de gris et de noir.
""Anima vagabonda", je l’ai lue comme une descente aux ténèbres, pour en
rapporter la lumière justement.
Et le « Près des quais », qui marque une exception, comme un retour au
presque figuratif, juste à peine suggéré, et par la grâce de cette matière généreuse,
d’autant plus lisible…

© dominique ottavi

 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 16:11

Agenda Dominique Ottavi concerts Corsicanti Alpes de Haute Provence (04) 2017
21 juillet : Festival en Sausses
28 juillet : Sisteron
4 août : Annot
6 août : Le Fugeret
10 août : Prads
11 août : Le Brusquet

 

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dominique ottavi
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:46

 

Qu'on me laisse tranquille
Mes amours
Et mes haines
C'est pareil
Laissez-moi tranquille
Jusqu'à 5 heures
Demain matin.

 

Le vieux vacher
À éperons
Et revolvers
L'excellent sot.

 

 

Là nous avons cru vivre
Là nous avons pleuré
Et joui
À toute force.

 

 

Il y a des généraux
En boucle
Des militaires quoi !
Qui jouent à la marelle
Et la marelle s'ennuie...

 

Que pourra bien donc
Les mains attachées dans le dos
Dire l'esclave ?
Il se taira
Comme on le lui a demandé
Fermement.

 

Mes amis
Je vous le demande
Qu'est devenue la France
Du 14 juillet 1789
De l' Abolition des privilèges ?
La France de Robespierre, Saint-Just, Danton
La France des Droits de l'homme
Celle de1830
1848
De la Commune
De Paris
Celle de Narbonne 1911
Quand Clemenceau demandait
À l'Assemblee Nationale
Qu'on se sépare des départements du sud de la Loire
Peuples de métèques
"Qui ne sont pas comme nous"
Celle deJaures
Du Front Populaire
De la Résistance
Des Jours Heureux ?
Macron est le produit de 9 milliardaires
Pas le capitalisme aveugle, non !
Neuf personnes
Parfaitement identifiées
Qui décident de tout
À leur avantage
Au nom de la République.
Aux armes, citoyens !

 

Ces telles demandes d'amour
Venant de ceux qu'on catalogue
"Handicapés"
Me ramènent à mon enfance
Où, mendiant de l'amour,
Je suppliais
De toutes les façons
Qu'on m'aime.
Alors, je vous aime
Oui je vous aime.

 

© dominique ottavi

 

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 14:40

On n'y voit pas
À deux pas
Dire que j'ai oublié
Mes boutons de manchette
Pas eu le temps de cirer
Mes escarpins
Ne me reste plus qu'à aller
À l'aveuglette
Et tâtonnant
Jusqu'à ce bal
Improbable
Où l'on nous convoque
Pas moyen d'y échapper
(Question d'étiquette)
Tenue de soirée de rigueur
Afin, nous dit-on,
D'échanger
Entre gens de bon ton
Entre personnalités
De bonne compagnie
triées sur le volet
Qui puissent disserter
sur les grandes orientations
Que nous aimerions
Infliger
À l'avenir
Qui ne se saurait se méfier,
lui, n'est pas annoncé.
Il n'a d'ailleurs pas été invité.
L'avenir ? Peuh !
Combien de divisions ?

 

© dominique ottavi

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 14:30

Je ne vois pas pourquoi
Au nom de quoi
Je devrais me soumettre
À tes orgasmes.

 

La littérature
Est à elle-même
Son propre sujet.

 

 

Je me targue
Tel un targui
De tarabuster grave
Les tarentelles alanguies
Au détour d'une phrase
Tombee de la bouche
Au pli arrogant
d'un gradé
Tout en blanc
Sur le pont tatoué
D'un porte-hélicoptères
Obsolète
Depuis tant et tant
D'années
De siècles,
Moi qui t'aimais tant.

 

 

La Mort


Elle a bien su
Se la donner seule
Pas besoin de moi.
Je ne lui en veux pas.

 

Nous étions blancs
Comme neige
Ou noirs
Comme l'ébène
(Poncifs)
Nous n'étions pas
Encore séparés
Les uns des autres
Par ce rideau de fer
Invisible
Qui nous empêche
De nous toucher.
Nous nous touchions donc
Ingénument
Et sans relâche
Pour nous aimer
Pour nous soigner
Avec nos mains
Nos petites mains
Nos pognes
Nos bras
Nos pieds
Nos lèvres
Nos oreilles
Nos nez
Ça faisait du bien
Pourquoi s'en priver
Et puis certains
Pas les plus nombreux
Ont dit
Sentencieusement
Que ce n'était pas bien
Ils avaient des lois pour eux
Qu'ils avaient eux-mêmes inventées
L'amour devint un crime
Et les maladies
Confiées aux médecins
Qui ne cessèrent d'en inventer de nouvelles
Pour complaire aux pharmacies
À l'industrie du médicament
Qui prospéra vitesse grand v
Comme va t'en guerre...
Mon frère reprends tes mains
Et viens me soigner
Du mal de vivre
Mon frère reprends tes mains
Et viens me soigner
Du mal d'aimer
Mon frère reprends tes mains
Et viens
M'aimer.

Touffu
Velu
L'insipide refrain
fait feu de tout bois
Que les fées
Décidément
Ont déserté.

La vie est vieille
L'espoir aussi
Ne demeure
Flamboyante
Que
Notre détermination.

 

 

Qu'on fasse zbibouner
La zbibounette,
Bordel !

 

© dominique ottavi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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dominique ottavi
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 21:56

Cent sous de l'heure

C'est pas une paie

Ni même

un viatique

Pour un retour

au calme

au même ?

 

© dominique ottavi

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dominique ottavi
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:24

Il survenait
Telle une éclipse
Tout dans l'instant
S'annulait
Définitivement
sans rémission
Condamné
Combien de fois
Nous a-t-il fallu
Résister
Encore et encore
Résister ?

Copyright dominique ottavi

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