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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 09:28

Canari vert. Pis que pendre. Et se rendre, sans pull-over. La fleur du temps n'est pas celle des songes, ceux qui songent creux, débonnairement creux. J'ouvre les vannes. Tout se bouscule. Hâte d'émerger, de jaillir, de m'énoncer. Au vu et au su de la si nonchalante ci-devante qui hante sans honte les hautes tours comme les cul-de-basse-fosse.

© dominique ottavi.

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dominique ottavi
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 10:23

Je n'avais rien à ajouter, que les marguerites qui tressautent cordialement et lentement, toujours sur place. Faire du surplace et déceler entre les lames du parquet de vieux trombonnes gisants, modèle réduit, qu'aucun aspirateur n'a pu déloger. Je prends ma peau de serpent, l'enfile consciencieusement et pousse la porte, la clé des champs dans ma menotte, pensant encore à tous ces enfants dont les poignets s'entrechoquent sous le serment échangé des forfaitures admises, jusqu'au moindre klaxon (aujourd'hui on dit "avertisseur" pourtant ce qu'il faut dire n'est jamais sûr, j'en sais quelque chose, moi qui sans cesse tâtonne à l'intérieur, me cognant à des cloisons meubles et qui s'effritent à leur rythme.) Tu ris, je sais pourquoi, c'est que je t'ai promis la lune et la lune prend son temps, le temps de se donner à toi. Alors tu souffles des bulles qui s'envolent dans le ciel du printemps et tu regardes. Tu regardes au loin et quand elles éclatent, ça te fait du bien, pas plus avancé, non, mais quand même réjoui, coeur de guingois. Les chats du reste s'en moquent, les tatoués, les fleurs des champs aussi au mitan de la ville qui bat de l'aile, qui bat des ailes. Il est beau le dégoût qui finit par te reprendre de jouir. Du coup, tu files au bout de la ligne, les oreilles bouchées, les paumes tendues vers l'insolite, qui n'est pas un ciel, non, ni un horizon... La médecine n'est pas une science exacte, les cals dans ta main non plus. Tu peux bien te curer les ongles avec application, la chanson te fera toujours payer au centuple son poids de passion. Fallait pas, claquant des dents, chanter ainsi dans l'aube. La neige lasse, ça ne te fait ni chaud, ni froid, l'accordéon et tout ça, tu vois ? A midi, j'arrête !

© dominique ottavi. Tous droits réservés

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 17:35

il meurt

juste avant la lettre m

 

le feu passe au rouge

juste avant la révolte des pompiers

l'ennemi s'est cloîtré

juste avant la porte des WC

mon amour est en l'air

juste avant l'étoile polaire

et moi je ris

juste avant rien du tout

ni quoi que ce soit

et encore moins

 

© dominique ottavi. Tous droits réservés

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dominique ottavi
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 17:29

Il s'imagine en train de pleurer

il se rêve en train de rire

avec la bénédiction des autorités

et le blanc-seing de chaque communauté

seulement on n'a pas fouillé le moindre recoin

retourné chaque arpent de terre

il ne reste que les crétins

pour s'adonner aux commentaires.

© dominique ottavi

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dominique ottavi
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:06

tes comptes sont faux

la mine de mon crayon

a tout râturé.

© dominique ottavi

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dominique ottavi
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 13:50

Je voudrais que la vie
Ne cesse de se recommencer
Et qu'elle ne me broie plus
Dans cette marée de noyés.

Cette route s'en va
Vers où l'on ne va pas
Cette route s'en va.

Ramer à contre-courant
Surtout faire taire les enfants
Et rêver encore de ce paon
Dans le potager du monastère.

Et puis nous irons
Étourdis et coupables
Et nous répondrons
Que nous ne savions rien
De rien

On disait des boute-en-train
Qu'ils faisaient les cons
Ils ne faisaient pas les cons
Ils nous faisaient rire.

Tes petits seins
Circonflexes
Ta façon de prendre le large
Et de boire
La tasse

Des images du passé
Qui se cherchent un avenir
Juste courir

Tôt les barbares
La rage rageuse
Les yeux en amande
La bête dans le poing
L'estomac creux

Ils mentaient
Depuis le début
Ils ne voyaient pas les fleurs
Ni les sauf-conduits
J'étais heureux
De ton bonheur
Vrai

Je serai dans la nuit
Je serai le sursis
Le coupe-gorge
Et l'inouï.
Nous serions indéfendables.

Méthodiquement
Je pleure
Méthodiquement
Je m'envole
Je te rejoins
Je sais où tu niches
Je fais le beau un peu
Et je reviens.
Ne me laisse plus partir.
C'est trop bête
Idiot
Insane
Non défendable.

J'ai vu les scélérats
Les ai gavés de nougat
Et de breuvages illicites
N'ont pas appelé la police.
Je sais qu'on ne m'aime pas
Je sais pourquoi.
Camarades !

Tu viens
De rien jamais
Nulle part est ta chance
Moi je suis le calendrier
Faussé

Il y a ceux qui te disent :
Il ne fallait pas
Il y a ceux qui te disent :
Tu ne pouvais pas
Faire autrement
Il y a ceux qui te disent :
N'aie pas peur des bêtises

Les bêtises, je les prends
Sans remords
Et sans schlague.
Moi

Un jour
De rien
Un jour chagrin
Un jour
Pour rire
courir
Laver à grandes eaux
Ses mains
Et ne
Plus de rire cesser
Jusqu'au printemps.

 

© dominique ottavi

 

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dominique ottavi
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 12:56

Non

Je ne veux pas
Que les impromptus
Décident pour moi
Ni les intrus
Les malotrus...
Les indécis
Ni les cocus
Les trous du cul
Les malvenus...

'Copyright dominique ottavi.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 11:52

On disait qu'ils fumaient comme des pompiers

bizarre, non ?

j'aurais plutot dit : comme les locomotives de mon enfance

comme les cheminées d'usine de mon enfance

comme mon enfance ?

 

© dominique ottavi

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 13:59

Quand j'étais petit
On nous appelait les chanteurs "rive gauche" rive de quoi ? Gauche de qui ? Moi j'aimais la "variété " Johnny etc. Je n'étais donc pas propre sur moi. Aujourd'hui, il n'y a plus de chanteurs, de chanteuses. Rien que des produits. Je regrette le temps de la variété triomphante. Et le temps où, pour passer à la télé, on était payé. Aujourd'hui les chanteuses et les chanteurs, les poètes sont, par la force des choses, retournés au caniveau, et il n'y a plus de "variétés"... rien que du bruit et des produits.

 

© dominique ottavi

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dominique ottavi
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 10:19

j'étais parti de rien

parce que je voulais tout

on n'a peur de rien

quand on n'est rien du tout

 

© dominique ottavi

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