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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 14:40

On n'y voit pas
À deux pas
Dire que j'ai oublié
Mes boutons de manchette
Pas eu le temps de cirer
Mes escarpins
Ne me reste plus qu'à aller
À l'aveuglette
Et tâtonnant
Jusqu'à ce bal
Improbable
Où l'on nous convoque
Pas moyen d'y échapper
(Question d'étiquette)
Tenue de soirée de rigueur
Afin, nous dit-on,
D'échanger
Entre gens de bon ton
Entre personnalités
De bonne compagnie
triées sur le volet
Qui puissent disserter
sur les grandes orientations
Que nous aimerions
Infliger
À l'avenir
Qui ne se saurait se méfier,
lui, n'est pas annoncé.
Il n'a d'ailleurs pas été invité.
L'avenir ? Peuh !
Combien de divisions ?

 

© dominique ottavi

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dominique ottavi
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 14:30

Je ne vois pas pourquoi
Au nom de quoi
Je devrais me soumettre
À tes orgasmes.

 

La littérature
Est à elle-même
Son propre sujet.

 

 

Je me targue
Tel un targui
De tarabuster grave
Les tarentelles alanguies
Au détour d'une phrase
Tombee de la bouche
Au pli arrogant
d'un gradé
Tout en blanc
Sur le pont tatoué
D'un porte-hélicoptères
Obsolète
Depuis tant et tant
D'années
De siècles,
Moi qui t'aimais tant.

 

 

La Mort


Elle a bien su
Se la donner seule
Pas besoin de moi.
Je ne lui en veux pas.

 

Nous étions blancs
Comme neige
Ou noirs
Comme l'ébène
(Poncifs)
Nous n'étions pas
Encore séparés
Les uns des autres
Par ce rideau de fer
Invisible
Qui nous empêche
De nous toucher.
Nous nous touchions donc
Ingénument
Et sans relâche
Pour nous aimer
Pour nous soigner
Avec nos mains
Nos petites mains
Nos pognes
Nos bras
Nos pieds
Nos lèvres
Nos oreilles
Nos nez
Ça faisait du bien
Pourquoi s'en priver
Et puis certains
Pas les plus nombreux
Ont dit
Sentencieusement
Que ce n'était pas bien
Ils avaient des lois pour eux
Qu'ils avaient eux-mêmes inventées
L'amour devint un crime
Et les maladies
Confiées aux médecins
Qui ne cessèrent d'en inventer de nouvelles
Pour complaire aux pharmacies
À l'industrie du médicament
Qui prospéra vitesse grand v
Comme va t'en guerre...
Mon frère reprends tes mains
Et viens me soigner
Du mal de vivre
Mon frère reprends tes mains
Et viens me soigner
Du mal d'aimer
Mon frère reprends tes mains
Et viens
M'aimer.

Touffu
Velu
L'insipide refrain
fait feu de tout bois
Que les fées
Décidément
Ont déserté.

La vie est vieille
L'espoir aussi
Ne demeure
Flamboyante
Que
Notre détermination.

 

 

Qu'on fasse zbibouner
La zbibounette,
Bordel !

 

© dominique ottavi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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dominique ottavi
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 21:56

Cent sous de l'heure

C'est pas une paie

Ni même

un viatique

Pour un retour

au calme

au même ?

 

© dominique ottavi

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dominique ottavi
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:24

Il survenait
Telle une éclipse
Tout dans l'instant
S'annulait
Définitivement
sans rémission
Condamné
Combien de fois
Nous a-t-il fallu
Résister
Encore et encore
Résister ?

Copyright dominique ottavi

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:29

Le temps de rebrancher le téléphone et je ne sais plus ce que je voulais écrire et dont j'étais très fier, très content. Tant pis je vais me rendormir, à nouveau m'assoupir, sans dormir vraiment... Nous sommes au monde, non?

 

© dominique ottavi

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 13:54

Intranquilles

comme Baptiste

ou comme Pessoa

dès que nous aurons

terminé

de mourir

 

© dominique ottavi

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 13:37

Elle aurait ri, elle, elle aurait dit :" ceux qui ne te calculent pas aujourd'hui, viendront demain te lécher les mains... et toi, imbécile comme toujours, tu chercheras à les empêcher de les lécher..."

 

Vous étiez comme une rose
Sur le bord pierreux du chemin
Vous étiez divine et solennelle et solaire
Et je ne l'ai pas su
Tête de bois

Me voilà en cours
De tout perdre
Mais quand on a tout perdu
Demeure la niaque
Au fond du ventre
Au coeur des équipages
Allons ! Droit au vent!

Finalement moi
Le vieil anar de pacotille
J'ai des relents d'engouement
Pour le Parti communiste
Où je fus longtemps naguère.
Le grand écart, tu connais ?
Et à propos dans les maquis
Combien d'anarchistes?
Et en Espagne les staliniens
Les flinguaient
À tire-larigot
Sommes nous au monde
Ou dans son faux-semblant ?
Mais la haine et l'oppression
Ne sont pas des faux-semblants.

Arrête-toi
tu n'es pas en résistance
juste en réticence !
tu vois ?

Son front étoilé
Sa bouche tordue
Il ne demandait
Qu' à être entendu

Tu es cette ombre
Passant sur les décombres
D'un bateau ruiné

Le grand Théatre
De l'inutile
Et du futile
À grands renforts
De carabistouilles
Et de fanfaronnades
Comme il est écrit.

J'étais

Passant
Sans souvenir
Ni espoir
Juste passant.

e me suis perdu
Sans un sou
Dans la forêt
La faim au ventre
Je ne tenais plus debout
Toujours une main
M'a secouru
Toujours.

© dominique ottavi

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 17:20

La nuit, comme toujours, est venue
Nuit tendre, nuit fragile, nuit fébrile
Encore je me résous à regagner mes draps
Et la vie est superbe et la vie est splendide
Et je vois dans la pénombre s'agiter les voix de tous ceux qui comptent pour moi
Mexico City Blues
La voix de Moïra
Prends bien soin de toi


© dominique ottavi

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 12:37

En ces jolis temps-là, je n'étais toujours pas né. Tout le monde croyait le contraire. Merci à tout le monde. Je ne démentirai rien et demeurerai derrière ma glace sans tain. Je vous veux du bien, je vous aime et vous ne me voyez pas. Tout est bien.

 

© dominique ottavi

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 18:10

j'eus autrefois

le goût du chagrin,

plus très vite

celui des petits pains

des orangeades

des petit-déjeûners

continentaux

la crème de la dégringolade

j'eus pu tergiverser à temps

donner de bonnes raisons

mais la Sémillante

avait déjà appareillé

sans moi à son bord

je l'ai toujours

si vivement

en mon for intérieur

regretté.

 

© dominique ottavi

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