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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 09:31

Je ne vous veux aucun mal
Je ne vous veux
Que le vent

 

Une poignée de cigales
Un litre d'innocence
Ne jamais plaider coupable
Tourne à gauche toute
C'est le moment
L'instant est sur les dents
Et toi sans importance.

 

 

Mon plus grand chagrin
N'a pas fait d'histoire
L'est parti matin
Faisait ni chaud
Ni froid
S'en est allé comme ça
Ni narquois ni quoi
Ni rien
Rien

 

© dominique ottavi

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 11:39

La merde, la pisse, le sang

Les petits pâtés de sable de l’enfant

L’aveugle, le sourd, le cerveau intact

Lucidité confondante,

La merde, la pisse, le sang

Nous n’irons plus à Valparaiso

Juste au coin de la rue

La merde, la pisse, le sang

Qui nous font le coup du pendu

Glauque et claudicant

Un peuple à l’agonie

Mais en dentelles

Il ne faut rien brusquer

La lumière à travers le vitrail

Et le bouleversant travail

Quotidien d’être, de rayonner

La merde, la pisse, le sang

Je dérobe les clés

J’ouvre

Mon cœur s’envole

Comme l’aronde

Rejoindre ses congénères du rêve

La merde, la pisse, le sang

À genoux j'ai encore insulté la nuit les grands rideaux blancs

Qui se déchirent

Se défont

Les petites marionnettes...

La merde, la pisse, le sang

J'ai le désir de contrevents, de vantaux, de bottines souples,

Les vantards pérorent encore

Lui, avance à petits pas

Se dit :

Je contourne

Ou je ne contourne pas ?

Pour finir

Il se prend par le bras

Et il y va.

La merde, la pisse, le sang

 

© dominique ottavi

 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:38

C'est le moment de finir de finir
De recommencer à commencer
De voler de l'avant en rasant
Les échelles d'incendie, les portes de secours
Les aires d'atterrissage pour hélicoptères malades
De déchirer en lambeaux les voiles du soleil
De défoncer les portes dérobées sans effrayer les couturières de l'indécis
Ni les robots ménagers de l'âme...

Copyright dominique ottavi

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:36

À chaque voix
qu'il m'est donné d'entendre
Je reprends vie
À chaque voix
Qu'il m'est donné d'écouter
je me décide
À chaque voix
qu'il m'est donné d'aimer
En chemin
je me remets.

Copyright dominique ottavi

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:33

Je ne parlerai plus au vent
Je ne parlerai plus à la pluie
Je ne parlerai plus au soleil
Et devant la montagne je demeurerai mutique
Mon ami Pascal est Mort
Pour toujours.
Il continuera à vivre
Dans mon coeur.

Copyright dominique ottavi

L’image contient peut-être : ciel, nuit, nuage, plein air et nature
 
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 11:25

J'ai su tenir la nuit en laisse
Elle m'a mordu
Nous sommes tombés derechef
Au fond du meme puits
La colère n'est qu'une sorcière ordinaire
Et la vie va-t-en guerre a mal aux rêves
L'humanisme de règle dans les discours
N'est qu'une rustine provisoire dérisoire
À cette chambre à air
Essoufflée
À qui on demande
De nous transporter
Au bout du monde.

copyright dominique ottavi

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 13:42

Qui ne peut te posséder
Travaillera sans cesse
À te détruire
Marche ton chemin
Taille ta route

 

On n'y voit pas
À deux pas
Dire que j'ai oublié
Mes boutons de manchette
Pas eu le temps de cirer
Mes escarpins
Ne me reste plus qu'à aller
À l'aveuglette
Et tâtonnant
Jusqu'à ce bal
Improbable
Où l'on nous convoque
Pas moyen d'y échapper
(Question d'étiquette)
Tenue de soirée de rigueur
Afin, nous dit-on,
D'échanger
Entre gens de bon ton
Entre personnalités
De bonne compagnie
triées sur le volet
Qui puissent disserter
sur les grandes orientations
Que nous aimerions
Infliger
À l'avenir
Qui ne se saurait se méfier,
lui, n'est pas annoncé.
Il n'a d'ailleurs pas été invité.
L'avenir ? Peuh !
Combien de divisions ?

 

Tu n'as qu'à le mettre là
Avec le plumeau
Le Loulou de Poméranie
Le protège-couteau
Les pastilles Valda sans sucre
Le silence des agneaux
Le Waterpik
L'agenda des luttes
Et le compliment pour la Mère Abbesse,
Je n'oublie jamais rien
Lorsque la décision
Est prise.

 

© dominique ottavi

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 15:45

Ah!

Ah, il y a 40 ans, on comptait 350 "libraires" en France ( pas des marchands de livres), il doit en rester à peine 150 : alors laissez vraiment tomber Amazon, Fnac etc, sinon ils feront comme Carrefour aux producteurs de fruits, de vin et tout : ils imposeront leurs livres, deviendront éditeurs de la pensée unique, et ce sera la fin... : achetez chez des libraires, des vrais

 

Planète bancale
Égale égale
Faut pas qu'elle cale
Dites, esclaves mes frères
à fond de cale,
Y a t-il plus fort que les menaces ?
les offenses, les cavales ?
Plus fort que la haine
la dégaine ?
Le mors aux dents
Dites,
Le soulèvement ?

 

Oui, désolé, mais ils veulent tout reprendre, jusqu'au bout de ce que nous les avions obligé à lâcher en 36 et à la libération ( entre 44 et 47). Et eux, ils s'en foutent, ils ne craignent rien, bien à l'abri, avec des profits vertigineux de 25 % l'an, pourquoi ils s'arrêteraient ? Alors oui, ça sent la guerre, la pire des choses qui soient, et qui se profile sur notre horizon... Résistons encore et encore, coupons les télés, ouvrons nos portes, fraternisons ! Tutti inseme !

 © dominique ottavi

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 15:28

Je ne suis de nulle part. J'ai souvent tourné casaque. Dans mon jeune âge. Je cherchais la martingale exemplaire. Définitive. Elle n'existe qu'à gauche, extrême, malgré ses ambiguïtés, ses stratagèmes... Le seul appui philosophique authentique est le peuple... Ah ah ah mais qu'est-ce que le peuple -je vous vois venir!- ? - ton proche prochain, le voisin, le lointain.

Exulter exulter
Exulter ensemble
De concert
Amplement
Sans retenue aucune
Au-delà des limites
Exulter
Simultanément
Jusqu'au point sublime du non-retour
Hallali !

 

Elle compte jusqu'à trois
1, 2, 3
Puis mezza voci
Unu, dui, tre
Elle approche lentement
Ses mains en berceau
Vers son visage
Elle se regarde faire dans la psyché
Posée au beau milieu de la table
Où elle se faisait servir ses repas
Une sonnerie retentit
Aucun des traits de son visage ne bouge
Elle ne répond pas
Rivée à son reflet
Elle détaille
Puis il entre
Violemment
L'air las
Fatigué
À l'extrême
comme son vieux trench de cuir
Jette ses clés sur la table
Aux pieds de la psyché
Dit dans un tremblement de voix
1, 2, 3
Tu ne veux pas y retourner
Que nous y retournions ?
Elle ne répond pas
Ne le regarde pas
Fixée sur son reflet
Il dit
Mezza voci
Unu, dui, tre...

© dominique ottavi

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 15:14

" Je ne hais pas mes ennemis, seulement je les combats, ou plutôt je combats en eux ce qui fait qu'ils sont mes ennemis..."

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Une promesse est une dette.

 

Cesser de penser binaire
Blanc noir
Bien mal
Nuit jour
La vérité n'est pas une valeur
Le bonheur, seul.

 

Pierre-Paul Marchini AU COUTEAU, LA MISSION…

J’ai été touché et flatté, lorsque Pierre-Paul m’a demandé d’écrire un texte sur
son oeuvre. Je lui ai demandé qu’il me fasse découvrir son atelier.
Il peint chez lui, dans l’appartement où il vit. Des toiles partout, ça déborde
par l’entrebâillure des portes des différentes pièces et l’oeil cherche déjà sa pâture.
Mais l’oeil va être non pas déçu mais vite dépassé par l’envie de toucher, de
promener ses doigts sur cette matière généreuse, vivifiante, encombrante quelque
part, puisqu’il est très difficile de lui échapper.
Je reprends mes esprits en m’accrochant à deux petites toiles accrochées audessus
du canapé et qui sont d’une facture fraîchement et tendrement naïve.
« Ce sont mes premiers essais, à mes débuts… »
Je reviens à ces grands formats mordorés, où la lumière jaillit d’une sorte de
point focal, et qui me touchent beaucoup.
Pierre-Paul m’interrompt : « Ce sont des toiles anciennes, à présent, ma
manière d’aujourd’hui a bien changé. À cette époque, mes débuts, j’étais fasciné par
Turner, qui était un peintre abstrait finalement, avant la lettre. »
Je lui réponds qu’effectivement ces sortes de soleils levants m’avaient tout de
suite fait penser à quelque chose que je connaissais.
« Pierre-Paul, toute cette matière, ces glacis, ces giclées de peinture, elle vient
de votre travail au couteau, non ? »
« Tout à fait »
« Et votre chevalet, le meuble emblématique du peintre ? »
« Je n’en utilise pas, je peins à plat sur la table qui est là. »
L’idée me séduit : faire « venir » son oeuvre à plat, sur la table où l’on mange,
où l’on écrit, fait ses comptes… Toutes ces choses qu’on fait sur une table. On est bien
loin de l’image ancestrale de l’atelier où l’on se retire du monde, dans la pénombre
en quelque sorte, même si elle se doit d’être « lumineuse » cette pénombre, pour
s’adonner à l’Oeuvre…
Pierre-Paul me dit : « Vous savez, j’ai toujours été fasciné par le travail
manuel, celui des ouvriers, des maçons, ce côté travail à la truelle, ou au couteau,
c’est pareil, qui ne prend pas de poses, qui se veut simple, ordinaire, dans la réalité
commune…
Me voilà très ému de cette remarque, cet aveu confiant, sincère et superbe.
« Pourquoi, dans vos plus récentes oeuvres, la lumière s’est - comment dire ?
comme un peu éteinte ? - au profit, s’il est possible d’un surcroît de matière ? »
« Parce que je souhaite qu’à travers mes toiles les gens cherchent et trouvent
leur propre lumière intérieure, qu’ils creusent, qu’ainsi, au-delà du plaisir qu’ils en
retirent, ils s’orientent vers leur bonheur… C’est la mission que je me suis donnée,
c’est pour cela que je peins, et que je m’obstine… »
Je repense à Rimbaud : « … les horribles travailleurs qui creusent. S’ils
trouvent de la forme, ils ramènent de la forme, si c’est de l’informe, ils ramènent de
l’informe… » Qui n’a rien à voir avec le difforme, bien au contraire!
Pierre-Paul sait fort bien ce qu’il fait, quel chemin il poursuit, et cet itinéraire
qui se dessine au fil de sa passion, est celui de sa mission, celle qu’il s’est donnée…
Chapeau l’artiste !
Une toile un peu à part : "Acelli", où des bleus évanescents, translucides, sont
rendus encore plus prégnants par la présence, comme de leurs ombres portées, de
graphies à leurs ressemblances, toutes de gris et de noir.
""Anima vagabonda", je l’ai lue comme une descente aux ténèbres, pour en
rapporter la lumière justement.
Et le « Près des quais », qui marque une exception, comme un retour au
presque figuratif, juste à peine suggéré, et par la grâce de cette matière généreuse,
d’autant plus lisible…

© dominique ottavi

 

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