je ne résiste pas au plaisir de t'envoyer (ou te renvoyer?) ce poème des seventies: comme un écho!<br />
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Pour une femme<br />
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au jour que les tombeaux choisiront pour naître,<br />
toi ma désarmante<br />
mon univers<br />
ma lyre des jours d’hiver<br />
mon soleil des nuits d’amour<br />
ma boussole des jours vagues<br />
ma chatte des jours fériés<br />
mon oiseau trilingue<br />
ma forteresse<br />
mon ciel<br />
ma cigale aux portes des songes<br />
toi qui crus que vivre c’était toujours demain<br />
tu mourras (tu ne seras donc jamais comme tout le monde)<br />
tu m’auras quitté <br />
toi que j’ai aimée voilà des siècles<br />
aux portes du temple blanc<br />
lorsque les lents oiseaux planaient sur les nénuphars<br />
et que les lourds mammifères chantaient avec le vent...